23 Things They Don’t Tell You about Capitalism Par Abdelatif Rebah

Dans Libre Algérie le 26 juin 2016

C’est le titre d’un livre paru en 2010, dans lequel l’auteur, l’économiste Sud Coréen Ha-Joon, spécialiste de l’économie du développement, entreprend, en 23 chapitres, de démonter tranquillement, en mots accessibles aux profanes et avec humour, 23 idées reçues typiques de la doxa du libéralisme économique. Le livre qui rencontre un immense succès est publié en français en 2012 sous le titre « 2 ou 3 choses que l’on ne vous dit jamais sur le capitalisme ». On y apprend, entre autres choses, que « le marché libre n’existe pas », que « l’inflation n’est pas l’ennemi public numéro un de l’économie », que « les pays pauvres s’enrichissent rarement grâce aux mesures de liberté du marché », que “le capital n’est pas supranational”…

Économiste connu et reconnu pour ses écrits critiques de la pensée libérale dominante, Ha-Joon Chang, qui enseigne à l’Université de Cambridge, soutient, par exemple, le renforcement des entreprises publiques contre la privatisation et la nécessité de protéger les industries naissantes. Disciple du prix Nobel Joseph Stiglitz, Ha-Joon Chang, qui a travaillé pour la plupart des institutions de développement (Banque Mondiale, BEI) a reçu en 2005 le prix Léontieff pour l’avancement des limites de la pensée économique dont les lauréats incluent Amartya Sen, John Kenneth Galbraith et Herman Daly.

Ce livre, comme d’autres écrits de Ha Joon Chang, est passé inaperçu en Algérie, où l’argumentaire économiste continue de puiser dans la vieille boite à idées libérale dont une masse d’économistes sérieux et renommés dans le monde ne veut plus entendre.

Comme si l’Algérie était une île isolée de ce monde dévasté par la crise économique et financière et n’était pas concernée par la vague planétaire de remise en cause des dogmes de l’économie capitaliste. Le décalage est frappant entre les analyses économiques mondiales critiques et les réflexions dominantes dans nos médias

D’où l’intérêt de cette leçon de choses pas orthodoxes sur le capitalisme.

  1. Le marché libre n’existe pas.Tout marché a des règles et des limites qui bornent la liberté de choix. Et ceci est juste.S’il n’y avait pas eu les limitations législatives, nous aurions encore des enfants à l’usine.Lorsqu’en 1819, on a commencé à parler en Grande Bretagne de limiter le travail des enfants,les adversaires de ces mesures ont prétendu qu’elles sapaient le marché libre, que „le travail est libre“, que les enfants veulent et ont besoin de travailler et que les fabricants veulent les employer parce qu’ils sont bon marché.

Si nous n’avions pas des règles limitatrices, nous aurions vécu dans un environnement de loin plus sale,on vendrait légalement et au grand jour des armes, de la drogue, des esclaves, des médicaments.On pourrait s’acheter des diplômes, sans que cela ne provoque de scandale.

Nous régulons l’immigration pour que ne se deverse pas chez nous la force de travail bon marché, nous instaurons des barrières douanières.Nous luttons contre les salaires inadmissiblement bas et contre „les conditions de travail inhumaines“,même s’il est difficile de définir avec précision ces notions.

  1. Les entreprises ne devraient pas être gérées dans l’intérêt de leurs propriétaires. Les actionnaires en général ne se soucient pas de l’avenir à long terme de l’entreprise. Les actionnaires s’efforcent souvent de maximiser le profit à court terme au détriment des investissements à long terme. Naguère les firmes étaient dirigées par des entrepreneurs éclairés ou des copropriétaires comme Henry Ford et Thomas Edison. Aujourd’hui, ils ont été remplacés, cependant, par des managers bureaucratiques professionnels qui se concentrent principalement sur la maximisation des profits d’actionnaires instables sur la croissance de leurs propres bénéfices.

Le moyen de sortir de cette situation est d’accroître dans les entreprises le rôle des actionnaires à long terme, l’Etat et les syndicats. Donc, ceux qui ont un véritable intérêt pour un fonctionnement stable de l’entreprise.

  1. La majorité de la population des pays riches sont payés plus que ce qu’ils méritent. L’écart salarial entre les pays riches et pauvres existe parce que nous réglementons l’immigration, non pas parce que les gens dans les pays riches sont vraiment plus productifs. L’autre face de la médaille est le fait que les pays pauvres sont pauvres non pas en raison de leurs habitants pauvres qui surpassent souvent leurs homologues dans les pays riches, mais à cause de leurs concitoyens riches, qui ont une productivité plus faible que les riches dans les pays riches.

Les riches dans les pays riches sont plus efficaces en raison des traditions et des institutions de ces pays, qui sont nés il y a des dizaines ou des centaines d’années. L’homme qui devient riche en Europe ou aux Etats-Unis, ne serait pas capable de la même chose au Pérou ou au Bangladesh.

  1. la machine à laver a plus bouleversé la société qu’Internet. Les progrès actuels dans les technologies de télécommunications sont surestimés. Grâce à la machine à laver, les domestiques ont disparu. Les femmes peuvent étudier et entreprendre des activités qualifiées. Grâce à l’Internet, le flux d’informations s’est certes accéléré (mais pas et de loin comme en fut capable en son temps, le télégraphe), mais la qualité de l’information ne s’est pas néanmoins améliorée. L’économiste Robert Solow, lauréat du prix Nobel, a décrit l’impact de l’Internet sur la performance de la société, en disant: «Des preuves on en voit partout, sauf dans les chiffres.”
  2. Le système économique ne tire pas profit de l’égoïsme humain, même si l’égoïsme est un trait de caractère fort de beaucoup de gens. Beaucoup d’entreprises fonctionnent bien parce que les gens se font mutuellement confiance et ne pensent pas qu’à eux-mêmes. Quand les gestionnaires font confiance aux travailleurs, leur donnent l’autonomie, cela a sur le fonctionnement de la firme un impact plus bénéfique que si on les prive des capacités de décider, que si on accélère les pistes, où les travailleurs sont assis, et si on leur interdit de «flâner» aux toilettes
  3. L’inflation n’est pas l’ennemi public numéro un de l’économie. Au cours de ces dernières décennies, l’inflation a certes été apprivoisée dans la plupart des pays, cependant, la stabilité macroéconomique n’a pas pour autant, augmenté. A l’inverse, il y a eu des crises financières, l’endettement personnel et les faillites, le chômage n’a pas baissé. Les appels à « la flexibilité des marchés du travail » ont déstabilisé la vie de nombreuses personnes. Il n’y a aucune preuve que l’inflation, si elle reste à un niveau bas, nuit à l’économie. Dans les années 60 et 70 du 20ème siècle, en Corée du Sud, l’inflation annuelle a fluctué autour de 20% environ, mais le revenu national par habitant a quand même cru de 7% par an.

7 Les pays pauvres s’enrichissent rarement grâce aux mesures de liberté du marché. Malgré la croyance générale que l’économie contrôlée par l’État est inefficace, la grande majorité des pays africains pauvres ont eu la plus forte croissance économique à l’époque où ils étaient dirigés de manière centralisée. Les réformes axées sur le marché ont spectaculairement échoué. Les pays riches ne s’enrichissent pas aujourd’hui grâce au marché libre, mais grâce à sa protection et aux subventions. Chang cite l’exemple de deux pays et demande s’ils peuvent réussir économiquement. Le pays A ; un pays hautement protectionniste avec des tarifs douaniers de 30% en moyenne, il y a dix ans encore, les banques sont la propriété de l’Etat, le pays limite la propriété étrangère des entreprises, dans ce pays ne se déroulent pas d’élections libres, les droits de propriété sont compliqués et la propriété intellectuelle est protégée à minima.Pays B; un pays avec l’économie la plus protectionniste de tous les temps, des tarifs douaniers de 40 à 55% sur la production industrielle , la majorité de la population n’a pas le droit de voter, la fraude électorale est monnaie courante, où la corruption est envahissante, où les partis politiques vendent les emplois dans l’administration d’Etat à leurs sponsors,un pays qui n’arrive pas à rembourser les dettes de l’Etat et discrimine les investisseurs étrangers,un Etat qui n’a pas de loi de la concurrence économique, où la protection de la propriété intellectuelle n’est pas fiable.Ces deux pays devraient, selon ce que nous disent les chantres du libre marché, se retrouver au fond sur le plan économique. Mais le pays A c’est la Chine actuelle et le pays B ce sont les Etats-Unis des années 1980. Lorsqu’ils avaient l’économie avec la croissance la plus rapide dans le monde.Sur le billet de 10 dollars, il y a la photo de Alexandre Hamilton. Ce n’était pas un président des Etats-Unis mais le premier ministre des finances qu’ont eu les USA.

Hamilton a posé les fondements de la réussite économique en instaurant de fortes mesures protectionnistes.Il affirmait que tant que les branches industrielles sont „dans les langes“, l’Etat doit les protéger jusquà ce qu’elles soient capables de se dresser sur leurs propres jambes.Ce qui est en contradiction avec ce que la Banque mondiale et le FMI prescrivent aujourd’hui aux pays pauvres.

  1. Le capital n’est pas supranational.La majorité des firmes „supranationales“ demeurent en réalité des firmes nationales avec des succursales étrangères.Les activités de pointe telles que la recherche et les décisions stratégiques, demeurent toujours localisées au siège central, au niveau national; par contre lorsqu’il est question de fermer des usines, ils ferment celles situées à l’étranger.Des entreprises nationales trop aux mains des étrangers est donc nuisible.

9.Pour la croissance économique, le plus important cela reste toujours la production industrielle. Les employés des banques, des services ou alors divers conseillers ne font pas avancer l’économie.

10.Les Etats-Unis n’ont pas le niveau de vie le plus élevé au monde.Le“ citoyen moyen“ des USA peut, en effet, s’offrir plus de biens et de services que son homologue dans n’importe quel autre pays, néanmoins, ce „citoyen moyen“ n’existe pas.L’immense inégalité entre les habitants des Etats-Unis fait que la majorité des habitants des Etats-Unis n’a pas, en réalité, accès à ce que peuvent se permettre les gens dans d’autres pays.

  1. L’Afrique n’est pas prédestinée à l’arriération. Comme il a été dit plus haut, l’Afrique , dans les 1960 et 1970, a enregistré une croissance économique correcte.C’était au temps où la majorité des pays africains était orientée sur la direction centralisée de l’économie. La cause de la stagnation de l’Afrique ces 30 dernières années ce sont les mesures de liberté du marché.

12..Les gouvernements, parait-il, ne seraient pas qualifiés pour prendre les bonnes décisions économiques.C’est le contraire qui est la vérité.Les gouvernements savent toucher quelles sont les branches qu’il faut aider ou pas aider.Les décisions des gouvernements ne sont pas pires que celles des firmes.En 1965, le gouvernement sud coréen a décidé de construire dans le pays de grandes aciéries.Dans un pays où il n’éxiste pas de matières premières pour produire de l’acier.Longtemps, le gouvernement n’a pas pu trouver d’investisseur jusqu’à ce qu’il utilise pour la construction des aciéries, des moyens du Japon que la Corée du sud avait reçu au titre des dédommagements de guerre.

En 2001, l’aciériste sud coréen POSCO est devenu le 4ème plus grand producteur d’acier dans le monde.. Dans les années 1960,la firme LG voulait se diriger vers la production textile. Le gouvernement l’avait cependant forcée à produire des cables électriques. Et aujourd’hui c’est une des plus grandes firmes électroniques dans le monde.L’entreprise Hyundai avait été, il y a 40 ans, forcée par le gouvernement à fabriquer des navires.Jusqu’aujourd’hui, il s’agit d’une des plus entreprises de construction navale dans le monde.

13.Quand les riches s’enrichissent cela ne signifie pas que nous aussi nous devenons riches.L’idée que les mesures en soutien aux riches augmentent la croissance économique et que les mesures d’aide aux pauvres réduisent la croissance, est fausse.Les gouvernements des pays capitalistes qui ont , dans les années 1950-1970, introduit l’impot progressif et ont augmenté les dépenses sociales n’ont pas ruiné leurs pays mais les ont hissé aux taux de croissance les plus élevés 4à 5% en Europe et 8% au Japon.Aujourd’hui, au contraire,aux riches nous donnons la plus grande part et encore la plus grande de notre gateau en croyant qu’ils vont agrandir le gateau pour tout le monde, sauf que ce gateau en réalité diminue.

14.Les managers sont surpayés. Les très hauts managers actuels touchent environ dix fois plus que leurs prédécesseurs dans les années 1960, bien que les firmes dirigées par les managers d’aujourd’hui ne sont pas relativement aussi performantes que les firmes de leurs prédecesseurs.

Les plus hauts managers des grandes compagnies aujourd’hui touchent 300 fois plus que l’employé moyen.Mais est-il vraiment possible qu’ils soient300 fois plus performants que les autres travailleurs et 10 fois plus que les managers d’il y a 40 à 50 ans. En plus, ils reçoivent des bonus exceptionnels et des parachutes dorés indépendamment du fait si leur firme prospère ou non.

Ce sont les contribuables qui tirent les firmes faillies de la mélasse.Les managers qui ont provoqué cette faillite s’en sortent pratiquement impunis.Pourquoi? Les managers ont acheté avec leur richesse l’influence économique, politique et idéologique.

15.Les gens des pays pauvres sont plus entreprenants que ceux des pays riches. Les gens dans les pays pauvres ne sont pas des tire-au-flanc.Au contraire, ils doivent se bouger pour survivre seulement.

Ce qui manque aux populations des pays pauvres ce n’est pas d’être entreprenants,mais la technologie et des organisations sociales développées, notamment des firmes.Les firmes dans les pays riches, en plus, coopèrent entre elles. Par exemple, les firmes de l’industrie laitière en Allemagne, au Danemark ou en Hollande investissent dans des installations de traitement communes.

Au Bangladesh, entreprend 75% de la population et au Bénin jusqu’à 89% de la population, même. En revanche, en Norvège entreprend 7% seulement de la population, aux Etats-Unis environ 7,5% et en France moins de 9%. L’aide au petit entreprenariat, par exemple avec les micro crédits ne relève pas le niveau économique d’un pays.

16.Nous ne sommes pas suffisamment intelligents pour pouvoir confier tout au marché. Le monde est complexe et nous, nous ne sommes pas capables de saisir cette complexité dans toute son étendue. Les régulations gouvernementales fonctionnent non parce que le gouvernement aurait une connaissance parfaite de tout, en ce qui concerne le marché,mais parce qu’elles limitent les choix, réduisent la complexité des problèmes et de ce fait diminuent la possibilité que les choses puissent se gâter. C’est comme dans le jeu d’echecs. Les joueurs d’echecs ne connaissent pas toutes les 10120 possibilités que les echecs offrent mais se concentrent en réalité seulement sur un nombre relativement petit de coups possibles même si faisant, ils passent à côté de coups qui pourraient conduire à de meilleurs résultats.

17.Il n’est pas certain qu’un pays s’enrichit s’il augmente le nombres d’étudiants. Des preuves qu’un plus grand nombre d’habitants possédant un niveau d’instruction supérieur mène à la prospérité d’un pays, il y en a bizarrement peu.

  1. Ce qui est bon pour les firmes n’est pas nécessairement bon pour les Etats où ces firmes entreprennent.Les Etats doivent réguler l’entreprise et ces régulations peuvent lui être bénéfiques.Sans limitation de la liberté des firmes nous gaspillerions beaucoup plus de matières premières, nous polluerions l’environnement et nous gâcherions de la force de travail.Les régulations en soi ne font pas obstacle à la croissance économique.

En Corée du Sud, pour ouvrir une usine, il faut 299 autorisations de la part de 199 agences. Et même comme cela, cela n’a pas empeché le revenu par habitant de croître au rythme de 6% ces 30 dernières années.Les régulations empêchent les firmes de s’adonner à des activités qui rapportent deplus gros profits dans un court terme mais qui finalement détruisent la source dont ont besoin d’autres firmes et qui est indispensable dans une perspective à long terme.

19.Malgré la chute du „communisme“ nous vivons toujours dans une économie planifiée. Les gouvernements dirigent toujours une grande part de l’économie via les entreprises étatiques dans les branches-clé de l’infrastructure.Les gouvernements planifient également l’avenir technologique de leurs pays en finançant la recherche et le développement. Les gouvernements des Etats-Unis ont financé à diverses époques 47 à 65% de toute la R/D du pays.

  1. L’égalité des chances ne suffit pas. Il s’agit seulement de l’une des conditions d’une société socialement juste.Lorsqu’un enfant à l’écle n’obtient pas de bons résultats parce qu’il a faim et ne peut pas se concentrer, nous ne pouvons pas dire qu’il n’est pas capable, même s’il a la même possibilité que les autres enfants d’aller à l’école gratuite.Les gens des groupes défavorisés ont souvent une faible conscience de soi intellectuelle et sociale.Ils ne sont pas peu ceux qui ont encore des préjugés vis-à-vis de de telle race,des pauvres ou des femmes.Ils ne sont pas contre l’égalité des chances mais ils prétendent qu’elle doit s’arréter aux chances.

L’égalité formelle des chances ne sert à rien. La suppression de l’apartheid en république sud africaine a instauré l’égalité des chances mais malgré cela la majorité écrasante des Noirs demeure toujours non instruite et se débat désespéremment dans la misère.Le droit d’étudier à l’université est pour eux une promesse creuse.Ici est née la „société capuccino“:beaucoup de noir au fond au dessus une mince couche de crème blanche et tout à fait en haut un tout petit peu de cacao.Le milieu socioéconomique d’où nous venons limite ce que nous pouvons faire.Pour atteindre une véritable justice il est nécessaire d’aider massivement tout ce qui élimine la discrimination socioéconomique de différents groupes de la population.

21.L’Etat social ne nuit pas à l’économie. Il n’est pas vrai que l’Etat social encourage les fainéants au détriment des riches qui paient tout.Un Etat social bien construit procure aux citoyens la confiance en soi et augmente leur disponibilité aux changements.Les habitants de la Suede, de la Norvège ou de la Finlandesavent que même si les branches dans lesquelles ils travaillent faisaient faillite,ils pourront preserver leur niveau de vie et se requalifier. Et malgré ça, l’économie des pays scandinaves a cru ces 20 dernieres années plus vite que celle „antisociale“ des Etats-Unis.En plus le marché libre du travail peut faillir.En Corée du Sud, le marché du travail est très libre.

Durant ces dernières années d’incertitude économique, ici 80% des sud coréens les plus intelligents choisissent la profession de medecin qui leur assure la certitude économique même si les rémunérations des medecins baissent relativement, à cause de ce boom. Les gens intelligents ne veulent pas donc risquer et n‘aspirent pas à la flexibilité.De ce fait l’utilisation du potentiel humain dans le pays est mise en echec.La certitude de l’emploi ou la certitude des deuxièmes chances est un élément important de la stabilité économique.

22.Le secteur financier est si efficace dans la réalisation de son propre profit à court terme, qu’il en déstabilise consécutivement l’économie et ensuite se déstabilise lui-même.Le secteur „réel“ à la difference du secteur financier cette efficacité il l’augmente beaucoup plus lentement.Si on ne freine pas le secteur financier, d’autres pays finiront comme l’Irlande ou l’Islande.Lorsque dans les vieux temps, quelqu’un empruntait de l’argent pour l’achat d’une maison (hypothèque), la banque s’appropriait la maison tant que le concerné n’avait pas remboursé le prêt et ça s’arretait là.Mais les innovations financières ont créée des papiers de valeur couverts par des hypothèques.Ces papiers ont ensuite couvert d’autres papiers qui en ont couvert d’autres puis d’autres jusqu’à créer une jungle et un chateau de cartes en papiers qui, aus USA, s’est écroulé au moment où les emprunteurs initiaux ont tardé à régler leurs hypothèques ou ont été incapables de les rembourser.

23.Paradoxalement, les bonnes mesures économiques ne sont pas nécessairement le fait d’économistes. Rares sont les économistes qui ont été capables de prévoir la crise financière de 2008.Le boom économique japonais et sud coréen a été mené par des juristes, le chinois, par des ingénieurs.L’économiste John Kenneth Galbraith a déclaré que ” l’économie est une forme d’emploi infiniment profitable pour les économistes.”

A. Rebah.

Source :

http://www.libre-algerie.com/23-things-they-dont-tell-you-about-capitalism-par-abdelatif-rebah/26/06/2016/#sthash.XXNfmkZW.4TpIF7Rv.dpbs

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